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«Ce chant de l’Homme et de sa Femme est de nulle part et
Ce carton introductif est tiré du film muet L’aurore de Murnau. Cette histoire d’amour a servi de point de départ à notre projet. Plus précisément, c’est l’influence des lieux sur les personnages qui nous a inspiré. Comme si chaque espace, la campagne, la transition villecampagne, et la ville, avait une place dans l’histoire du couple et modifiait la relation amoureuse. Nous avons donc choisi d’aborder ce «glissé amoureux» en trois étapes, racontant trois temps du couple. L’avant est un cheminement fait de détours, de blessures, de joies, de ruptures, symbolisé par la nature parfois douce, parfois hostile. Cette nature renvoie aux histoires sentimentales et familiales que nous avons pu connaître avant de nous rencontrer. Elle symbolise aussi le lieu originel, espace primitif d’avant la ville. L’approche se situe aux abords de la ville, dans ces endroits indéfinis où la végétation et le bâti se croisent encore. Cet entre-deux est un mouvement circulaire où nous nous cherchons sans jamais nous trouver. La présence de l’autre est visible à travers son portrait et aussi sous-entendue dans les paysages semi urbains. La rencontre reflète des situations de notre couple. Ces autoportraits prennent place dans le centre ville, amenant ainsi l’espace intime dans l’espace public. Ces mises en scènes abordent la vie du couple - le bonheur, la tension, la tristesse, l’amour... Glissé amoureux, c’est une histoire de rencontres, entre deux personnes, entre la ville et la nature, entre le couple et la ville. C’est aussi le déplacement de l’espace intime vers l’espace public où le paysage devient une scène pour le couple, pour dire soi et l’autre. Au fil du projet, nos manières de travailler se sont peu à peu superposées dévoilant un autre champ photographique, celui de la rencontre. Celui qui nous a fait entrer doucement dans le monde de l’autre et qui a construit ce Glissé amoureux.
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